Vendredi 12 octobre 2007
Portrait non autorisé de Robert Parker, cet ouvrage n’a pas la caution du « critique de vins le plus influent du monde ».
Pourtant, il est le fruit de la longue expérience de l’auteur à ses côtés. Hanna Agostini, témoin privilégié de son travail, campe le décor en nous dévoilant ce qu’est le monde du vin, comment il fonctionne, quels en sont les grands orchestrateurs, les règles tacites, les usages – singulièrement dans le Bordelais, la région viticole la plus sensible à l’« effet Parker ».
Elle dit tout des aptitudes de cet Américain devenu le plus grand dégustateur de tous les temps. Mais elle montre aussi comment, dans ses écrits, il manie volontiers l’approximation plutôt que la rigueur, se contredit plus souvent qu’à son tour et ne respecte guère les principes de notation qu’il a lui-même forgés. Elle révèle encore que Robert Parker, contrairement à ce qu’il prétend, entretient de solides amitiés dans le monde viticole. Elle nous fait entrer dans le secret de ses dégustations, évoque les coulisses de la guerre des critiques, et décortique les luttes d’influence, les conflits d’intérêts, les manœuvres visant à séduire le gourou. Et dresse ainsi un portrait fascinant de ce microcosme qui draine tout de même beaucoup d’argent… Cette enquête passionnante dissèque le mythe avec une précision de légiste. Et pose clairement la question : le plus célèbre critique du monde mérite-t-il toujours la confiance que lui témoignent les consommateurs ?
Par Anatomie d'un mythe
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Commentaires

Je remercie Mr Gilles du Pontavice pour sa précision qui effectivement était utile pour l'objectivité de ses propos. Par ailleurs, chose promise, chose dûe, je viens d'acquérir son livre "Margaux Interdit" sur Athenaeumfr.com où il est encore disponible (je possède le n° 18/300). Je viens de le recevoir et en ai commencé la lecture. Le mystère du "Margaux Interdit" semble effectivement très attractif. Puisque nous sommes dans la rubrique littérature, je recommande également vivement aux lecteurs de ce blog, le livre de Jonathan Nossiter "Le goût et le pouvoir". L'auteur de Mondovino, américain d'origine comme Robert Parker, amateur épicurien et avisé de bons vins nous livre un témoignage authentique et passionné sur le goût et le terroir qu'il convient de mettre (pour ne pas dire remettre) à leur place, c'est à dire la première, devant celle de la mondialisation tout azimuth du vin. Merci à Mr Nossiter de nous livrer ce témoignage au goût de terroir authentique.
Commentaire n°151 posté par Xavier G le 15/03/2008 à 00h24
Personne ne parle du fait que Monsieur Parker a été condamné (pas Monsieur Mauss) dans le dossier qui l'opposait à Madame Agostini et dont elle avait eu l'initiative ?
Commentaire n°152 posté par Maître Julien P le 26/03/2008 à 18h08
Comment dit-on déjà ? Chat échaudé…
Commentaire n°153 posté par mauss le 26/03/2008 à 18h28
La condamnation n'est pour l'instant que celle issue de la procédure de référé en violation de la présomption d'innocence (et oui Mr Parker découvre la loi française !) au vue des accusations portées par le critique sur son site internet à l'encontre d'Hanna Agostini. L'action au fond se poursuit au pénal et le dossier judiciaire n'est pas terminé. Il n'est donc pas utile de poursuivre une telle discussion sur ce blog pour le moment.
Commentaire n°154 posté par Xavier G le 27/03/2008 à 00h23
Je remercie Mr Gilles du Pontavice pour sa précision qui effectivement était utile pour l'objectivité de ses propos. Par ailleurs, chose promise, chose dûe, je viens d'acquérir son livre "Margaux Interdit" sur Athenaeumfr.com où il est encore disponible (je possède le n° 18/300). Je viens de le recevoir et en ai commencé la lecture. Le mystère du "Margaux Interdit" semble effectivement très attractif. Xavier G. Cher Xavier G., j'ai eu la surprise par une alerte dont seul Google a le secret d'apprendre qu'un manga, vendu à un million d'exemplaires, j'en suis pas là, et traduit récemment en français, traitait d'un grand vin de Bordeaux disparu. Et la préface est de Michel Dovaz, initiateur de beaucoup d'entre nous aux grands vins! Je vous souhaite bonne lecture. A voir: http://www.actuabd.com/spip.php?article6499 "Ah mais, en général, ils ne sont pas mauvais les Japonais. Ils nous apprennent aussi à fabriquer des voitures ! Ce sont des gens très consciencieux. Je pense que, quelle que soit la matière, il y a beaucoup moins de bricoleurs au Japon que dans le reste du monde. J’ai trouvé que cet album était très bien documenté et le thème général de l’histoire est original. Récemment, Gilles du Pontavice a publié un roman, Le Margaux interdit, qui repose sur les mêmes bases : Un Margaux qui aurait dû être classé et qui a disparu." Michel Dovaz
Commentaire n°155 posté par Gilles du POntavice le 03/04/2008 à 22h18
Et bien, on va vérifier cela sur place : je pars ce jour à Tokyo avec 12 Membres du GJE pour essayer de comprendre la gastronomie japonaise qui a reçu 191 étoiles michelin, et surtout comment elle peut se marier avec les grands vins européens : Infos sur : http://gje.mabulle.com/
Commentaire n°156 posté par mauss le 04/04/2008 à 14h08
Nos amis les japonais me surprendront toujours ! Un manga sur le vin ! Mais pourquoi pas ! je dis nos amis car nous avons beaucoup à apprendre des japonais, de leur culture et de leur gastronomie, eux qui savent tant aimer et respecter notre beau pays. A leur façon ils ont leur propre notion de valeurs et de terroir et,en ce sens, le respect qu'ils leur vouent mérite l'attention. Il est plaisant, pour Mr Gilles du Pontavice, que Michel Dovaz puisse de la sorte lui rendre hommage. Je confirme que l'intrigue de votre livre est très intéressante et particulièrement documentée. Mais le classement 1855 n'est-il pas de la plus grande subjectivité qui soit ? Au même titre que j'ai apprécié la lecture du livre d'Hanna Agostini, de celui de Jonathan Nossiter (dont j'apprécie beaucoup l'émotion que lui a suscité le vignoble bourguignon), votre livre, Mr Gilles du Pontavice, trouvera bonne place dans ma bibliothèque. Etant curieux de nature, je vais investir dans les quelques 9 euros que coûte ce manga pédagogique pour nos amis nippons ("Les Gouttes de Dieu" disponible sur Amazon.fr). C'est avec grande impatience que j'attends la critique objective de Mr Mauss sur la gastronomie nippone et son accord avec nos vins bien français (peut être nous réserve t-il quelques surprises à ce sujet tant l'art culinaire nippon sait marier les saveurs de sucré-salé avec merveille). Je me réjouis, en outre, que ce blog puisse être également une tribune du bon goût et que tout épicurien qui soit puisse s'y exprimer librement. Pour la définition du goût, je renvoie à nouveau les lecteurs de ce blog vers le livre de Jonathan Nossiter.
Commentaire n°157 posté par Xavier G le 07/04/2008 à 21h51
Bonjour à tous, Amateur de vins et très admiratif de la magnifique diversité de nos terroirs, je viens de terminer le livre de Mme Agostini. Défenseur acharné de la subjectivité dans l'appréciation du vin et de la notion de "plaisir et découverte avant tout", je me fie peu aux notations Parker et je me méfie des diktat des critiques. J'ai récemment dégusté pour la première fois Pétrus (1986) et je n'ai pas honte de dire que j'ai été plutôt déçu par rapport à l'idée que je m'en faisais. Biensûr il m'arrive d'être ébahi par des vins que Bob a lui même porté aux nues mais je ne crois pas à l'objectivité d'un jugement et je suis scandalisé par l'inflation grandissante de certains crus de Bordeaux. (il est d'ailleurs amusant de constater que bon nombre de ces grands crus ont été rachetés par des grands groupes attirés par leur rentabilité et leur image). De même on ne peut nier la dérive qu'ont connus ces crus du fait de l'influence de Parker vers des tannins boisés hyperprésent qui occultent leurs arômes les plus subtils. Bref, je rejette bien souvent le mirage Parker et ses dommages colatéraux et à ce titre, je félicite Mme Agostini de son courage et je réponds à ceux qui parlent de vengeance froide qu'à mon avis, elle a plus à perdre qu'à gagner dans cette affaire...je n'ose pas imaginer à quel point ses oreilles sifflent depuis la parution de ce livre et elle doit être persona non grata chez les plus parkeriens des propriétaires de domaines d'Aquitaine; ceux qui connaissent les arcanes de la bourgeoisie bien pensante bordelaise sauront de quoi je parle...Il n'en reste pas moins que dans ce livre, je pense que l'on se trompe un peu de cible...D'abord, on y reproche à Parker ses approximations et son manque de cohérence sur ses commentaires. c'est exact et le travail minutieux et objectif de Mme Agostini nous les montre bien. Cependant sur la masse d'écrit que Parker a produit, il me semble qu'on ne peut lui reprocher son manque de cohérences sur certains points de détail, il est facile de le faire trébucher là-dessus...Ensuite on fustige ses relations avec le milieu et son influence qui conduit à l'explosion des prix et à l'uniformisation des goûts. Ces deux points, dont la véracité est avérée sont à mon sens des dommages collatéraux de l'oeuvre de Bob: à mon avis c'est la désolante cour des courtisans de Parker qu'il faut fustiger, car lui est victime de son succès...Je pense volontiers qu'il est de bonne foi , qu'il a généré un système qui lui a échappé et qui par certains côtés va à l'encontre de sa philosophie de défense du consommateur que je crois sincère...On ne peut quand même nier l'extraordinaire dont gustatif de Parker et sa passion sincère du vin. Je suis le premier à regretter les effets négatifs du système Parker mais ce sont des dommages collatéraux et on ne peut pas tous les mettre sur son compte. Car reconnaissons son influence bénéfique sur le découverte de certains crus insoupçonnés avant lui, notamment sur les terres des côtes du Rhône qui posède une diversité de terroirs extraordinaire (demandez au Viognier ce qu'il en pense!). A côté de certains commentaires, le mien est tout à fait amateur, j'espère que ma contribution ne vous aura pas ennuyés. Bien à vous.
Commentaire n°158 posté par François D le 02/03/2009 à 16h32
 
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