Vendredi 12 octobre 2007
Portrait non autorisé de Robert Parker, cet ouvrage n’a pas la caution du « critique de vins le plus influent du monde ».
Pourtant, il est le fruit de la longue expérience de l’auteur à ses côtés. Hanna Agostini, témoin privilégié de son travail, campe le décor en nous dévoilant ce qu’est le monde du vin, comment il fonctionne, quels en sont les grands orchestrateurs, les règles tacites, les usages – singulièrement dans le Bordelais, la région viticole la plus sensible à l’« effet Parker ».
Elle dit tout des aptitudes de cet Américain devenu le plus grand dégustateur de tous les temps. Mais elle montre aussi comment, dans ses écrits, il manie volontiers l’approximation plutôt que la rigueur, se contredit plus souvent qu’à son tour et ne respecte guère les principes de notation qu’il a lui-même forgés. Elle révèle encore que Robert Parker, contrairement à ce qu’il prétend, entretient de solides amitiés dans le monde viticole. Elle nous fait entrer dans le secret de ses dégustations, évoque les coulisses de la guerre des critiques, et décortique les luttes d’influence, les conflits d’intérêts, les manœuvres visant à séduire le gourou. Et dresse ainsi un portrait fascinant de ce microcosme qui draine tout de même beaucoup d’argent… Cette enquête passionnante dissèque le mythe avec une précision de légiste. Et pose clairement la question : le plus célèbre critique du monde mérite-t-il toujours la confiance que lui témoignent les consommateurs ?
Par Anatomie d'un mythe
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Commentaires

Parker a créé un trés bon fond de commerce qu'il exploite fort bien. Bravo !!! Hanna parle de copié collé et d'erreurs manifestes dans les ouvrages de RP. J'ai un exemple trés concret: Nos vins ont été trés bien notés dans l'édition 2001 du guide Parker des vins de France, il s'agissait des rouges 98 Coteaux du Languedoc. Le guide 2008 qui vient de sortir, a repris presque les mêmes commentaires, toujours pour les 98, alors que nous avions expédié outre atlantique les échantillons des 2005/2006 . Le nom des vins et les terroirs de production sont les bons, mais le pire c'est que le nom et l'adresse du producteur se sont transformés. C'est devenu, par erreur, un Côte du Rhône au profit d'un homonyme trés heureux de cette aubaine. Evidemment nous ne faisons pas partie des grands auxquels on porte plus d'attention. Mais l'ouvrage de Hanna est bien informé sur un certain nombre de points. Affaires à suivre. J. Clavel
Commentaire n°51 posté par Jean Clavel le 30/11/2007 à 15h46
J'ai un peu lu les messages sur le forum de Parker et ici aussi. En tout cas, beaucoup de gens semblent obnubilés par l'argent que ce livre rapporterait (ou pas) à Hanna Agostini. Qu'est ce que ça peut leur faire? Ils n'ont qu'à essayer d'écrire eux aussi.
Commentaire n°52 posté par Pierre.S le 30/11/2007 à 21h26
"J'ai le plaisir d'être attaqué en France pour avoir défendu Parker… et aux USA pour l'avoir critiqué : un plaisir rare." posté par mauss dans son message du 9/11 J'en conclus donc, cher monsieur, que vous êtes comme une cloche qui sonne en contrepoint des idées de son temps.
Commentaire n°53 posté par Brandon Moilabouteille le 30/11/2007 à 22h30
Moi j'ai bien aimé le livre de Hanna Agostini. Il faut reconnaitre qu'il est tout de meme très drôle. Pour M. Mauss, le livre sur Robert Parker reste à écrire. Mais ce livre, s'il voit le jour, ne pourra pas faire une impasse sur toutes les incohérences que Agostini, preuves a l'appui, releve dans les ouvrages de Parker. Sans doute on peut dire que Madame Agostini a des aigreurs refoulées ou des petites vengeances, mais la verité c'est qu'il y a bel et bien des inepties dans les livres de Parker. Je ne suis pas un expert en la matiere mais j'ai voulu voir de mes yeux ce qu'ecrit Monsieur Parker. Ses immenses volumes ont pris de la poussiere et avec ses annotations, je trouve que cet homme a le vin triste.
Commentaire n°54 posté par François Garcia le 30/11/2007 à 22h34
Julien, du commentaire 47, votre question est intéressante, mais elle mérite d'être développée. Le combat de Raynaud a peut-être été "sans pitié", mais il a surtout été sélectif. Il s'en est pris a Hanna Agostini parce que son livre le dérangeait. Mais pourquoi est-ce qu'il n'a pas attaqué Parker et/ou McCoy quand le livre "Emperor of Wine" est sorti ? Parce que ce que dit McCoy dans son livre, pour le coup, n'est vraiment pas sympa: traduit littéralement, ça donne à peu près: "Parker m'a dit que quand Raynaud lui a demandé d'être le parrain de son dernier né, il ne voyait pas comment il pouvait refuser. Mais c'est une amitié qui, avec le temps, allait s'avérer être source d'ennuis." Il y a plus gentil quand même... Là, c'est vraiment comme si il avait accepté, mais bon, seulement parce qu'il ne pouvait pas faire autrement... Donc Raynaud aurait dû protester, si c'ela n'était pas vrai. D'un autre côté, quel intérêt Parker aurait-il eu à inventer une chose comme ça? Quel intérêt pour McCoy de dire une chose pareille si c'était faux ? En attaquant Hanna Agostini, Raynaud dit-il implicitement que Parker et McCoy déforment la vérité? Là il y aurait eu un procès vraiment intéressant et qui aurait témoigné d'un courage certain de la part de son initiateur. J'aimerai bien voir un peu plus clair...
Commentaire n°55 posté par Sammy Rimpoche le 30/11/2007 à 22h46
François Garcia Merci de votre message. Effectivement, il est facile pour certains de parler de "haine" ou de "vengeance" ou encore d'"aigreurs refoulées". Mais les erreurs et incohérences que j'évoque figurent bel et bien dans les ouvrages de M. Parker - n'en déplaise à mes détracteurs. Et, que je sache, elles n'y sont pas apparues du fait de mon "mauvais oeil"... Mais s'il est vrai que certaines personnes ont pour habitide de dénigrer des livres sans les lire, d'autres ont le chic pour les porter au pinacle sans les avoir jamais ouverts. Et c'est là que le bât blesse. Car quiconque sait lire et connaît un peu le monde du vin aurait pu (dû?) s'apercevoir des failles qui jalonnent les écrits de Parker... Par ailleurs, j'attends toujours de ceux qui hurlent contre moi qu'ils m'expliquent enfin ce qu'ils reprochent au FOND de l'ouvrage, exemples concrets à l'appui. Car il est trop facile de tout mettre sur le compte du désir de vengeance ou du ressentiment.
Commentaire n°56 posté par Hanna Agostini le 30/11/2007 à 23h05
Je n'ai jamais dit ou écrit que le livre, sur le FOND, était bourré d'erreurs, si ce n'est le fait de souligner que, légalement, Parker n'est pas le parrain de la fille du Docteur Raynaud. Madame Agostini n'est pas béotienne (et c'est un euphémisme) et je me garderai bien de contester ses affirmations pour la simple et bonne raison qu'elle a vécu avec Parker, moi, non. C'est d'ailleurs pour ne pas avoir critiqué le contenu que les américains m'ont allumé sur leur site et c'est aussi en fonction de ce fonds que j'ai écrit sur le site de Parker qu'à partir de cet ouvrage, il ne pourra plus "traiter" Bordeaux strictement comme avant. Merci de m'en donner acte. Par contre, je reste effectivement très virulent sur la FORME en ce sens que, lorsqu'on a travaillé pour quelqu'un aussi longtemps, il est détestable de "cracher dans la soupe". Personne n'est blanc-bleu dans cette affaire. Mais ce qui est dit sur les imperfections, les erreurs, les redites des textes de Parker peut s'appliquer parfaitement à TOUS les journalistes du vin, à commencer par mes amis Burtschy, Bettane, Payne, Havaux , Vizzari : la charge de travail, quand on veut sortir un guide annuel, est bien trop lourde pour un homme seul, même s'il bénéficie autour de lui d'une petite équipe. Il n'y a pas plus d'erreurs dans les ouvrages de Parker que dans celui des autres. Dans le monde consumériste, un critique se jauge par l'impact qu'il a sur le secteur qu'il critique. Dans le monde du vin, sous cet aspect, personne n'arrive à la cheville de Parker. Toutes les attaques qui ont été lancées contre lui, et dieu sait que l'opus de Madame Agostini n'est pas la première, n'ont pratiquement pas entamé d'un seul iota la passion, la foi de ses lecteurs : c'est dire que les attaques basses et malsaines ne sont pas, et de loin, le meilleur outil critique pour analyser à charge et à décharge, ce que cet homme a pu réaliser jusqu'à ce jour dans sa vie. On va dire que je suis particulièrement tétû, mais je n'ai pas encore de réponse à la question que j'ai posée : oui ou non, Madame Agostini - comme cela a été suggéré dans l'article de Sud-Ouest,- a t'elle commenté et noté des vins qui ont ensuite été publiés par Parker, sciemment, sous son nom ? La réponse à donner me semble simple : oui ou non. Si, pour certains, cela n'a aucune importance par rapport aux détails des repas à Agen de Mr Parker, pour moi, cela en a.
Commentaire n°57 posté par mauss le 01/12/2007 à 11h46
Merci Sammy de votre commentaire 55. Comme vous, je pense que Monsieur Raynaud a initié la procédure parce que l'ouvrage de Madame Agostini le dérange mais je vais même plus loin dans mon raisonnement : c'était surtout le seul angle d'attaque dont disposait la garde très rapprochée de Parker et le seul espoir que ce livre ne soit pas édité. La petite histoire de "parrain-filleule" ne tenant pas et, vraie ou fausse, avait déjà fait l'objet de publications officielles non démenties par les uns ou les autres. Monsieur Raynaud n'a pas semblé vouloir dire (à la lecture des arguments soulevés devant le juge) que Monsieur Parker et sa biographe étaient des menteurs, il a simplement - mais est-il vraiment l'initiateur de cette procédure, voulu que cet ouvrage soit enterré avant même sa sortie... Pour répondre à Monsieur Mauss enfin sorti de son silence de circonstances et qui a donc dû prendre le temps de lire l'opus tant décrié : ce n'est plus de l'entêtement, c'est de l'idée fixe ! Personnellement, mais je ne peux parler au nom de l'auteur, rien dans l'article de Sud Ouest ne peut faire penser que Madame Agostini a commenté et noté des vins publiés sciemment par Parker sous son nom.
Commentaire n°58 posté par Julien le 01/12/2007 à 16h50
Julien : Pas grave si nous n'avons pas les mêmes lunettes, mais j'imagine que, comme moi, vous ne voyez aucune difficulté à ce que Madame Agostini réponde à cette simple question par oui ou par non ?
Commentaire n°59 posté par mauss le 01/12/2007 à 17h37
Rien de grave en effet. Madame Agostini est sûrement assez "grande" pour choisir de répondre à cette question ou pas. Mais effectivement, je n'y vois aucune difficulté ici. J'en vois beaucoup ailleurs mais je reviendrai sur ce blog très vite.
Commentaire n°60 posté par Julien le 01/12/2007 à 18h30
Monsieur Mauss suit son aveuglément son idée – au point de faire de mes propos dans Sud-Ouest une interprétation très personnelle, qui revient à me prêter des faits et gestes sortis tout droit de son imagination. J’ai effectivement dit à Dominique Richard de Sud-Ouest : « Il lui arrive [à Robert Parker] même de jauger des vins qu’il avoue ensuite ne pas connaître ». Ce qui ne signifie nullement que lesdits vins aient été goûtés et commentés par mes soins. Je ne me serais d’ailleurs jamais aventurée à dire pareille chose, d’une part parce que cela ne correspond pas à la vérité, d’autre part, parce que, à supposer même que ce fût vrai, il me serait difficile, voire impossible, de le prouver. Cela étant, j’ai effectivement écrit dans Anatomie d’un mythe que, interrogé au sujet de certains vins qu’il a évoqués (et jaugés) dans son livre, M. Parker a répondu pour l’un qu’il ne l’avait jamais dégusté, et pour un autre qu’il ne le connaissait pas. Il s’agit de réponses écrites. Les documents que j’ai en ma possession sont d’autant plus probants qu’ils sont annotés de sa main. Son écriture est parfaitement reconnaissable. Mieux encore, lesdits documents ont été envoyés à plusieurs personnes, dont moi. J’ai donc des preuves tangibles de ce que j’avance, s’agissant du Domaine du Jaugaret et du Château Jander, pour lesquels Monsieur Parker donne des dates de maturité et des conseils de dégustation alors qu’il a indiqué par écrit ne pas les avoir dégustés. Je laisse le soin aux lecteurs de se poser les bonnes questions : a-t-il procédé ainsi pour ces deux seuls crus ou a-t-il appliqué cette méthode à d’autres vins évoqués dans son livre ? C’est tout.
Commentaire n°61 posté par Hanna Agostini le 02/12/2007 à 12h39
Et ben voilà ! Il suffisait de le dire gentiment, sans faire de caca nerveux ! Donc, je prends bonne note que jamais Madame Agostini n'a écrit de commentaires et donné de notes à un ou plusieurs vins que Robert Parker aurait ensuite intégré sciemment dans ses revues ou ouvrages. Les bruits qui courraient à Bordeaux étant donc totalement sans fondement. Voilà donc deux propriétés mystères et cela s'ajoute aux merveilles de l'ouvrage. Félicitations pour cette franchise et clarté. C'était - pour moi - le point essentiel de litiges éventuels avec Mr Parker. Probablement pas pour d'autres, et certainement pas pour Madame Agostini, dont acte. Pour le reste du livre - oui, je l'ai et je l'ai lu - se référer au superbe papier de Bizeul sur son site : une très belle et jouissive critique littéraire.
Commentaire n°62 posté par mauss le 02/12/2007 à 15h00
A part vous M. Mauss, je ne vois pas qui faisait un caca nerveux...
Commentaire n°63 posté par Hanna Agostini le 02/12/2007 à 15h04
En tout cas je remercie Monsieur Mauss pour son compliment au sujet de ma prose... Pour ceux qui veulent savoir ce qu'Hervé Bizeul pense de cette tres belle et jouissive critique littéraire, rendez-vous sur: http://closdesfees.com/blog2/index.php/post/2007/10/23/Le-critique-critique
Commentaire n°64 posté par Hanna Agostini le 02/12/2007 à 15h13
Faudrait savoir: fin octobre M. Mauss parlait sur le site du GJE des possibles effets dévastateurs du livre d'Hanna Agostini, il paralit même de "livre choc". Mieux même, il disait (in extenso) Indéniablement, cette publication sera la pierre séparant une période d’avant à une période d’après. N’en doutons pas une seconde. Robert Parker ne pourra plus écrire comme hier, avec de très longs textes parfois répétitifs. Cela ne passera plus auprès de la clientèle européenne d’abord, puis ensuite aux USA et en Asie. Et on risque de voir Robert Parker jeter l’éponge Et voilà qu'aujourd'hui il dit du même livre, qu'il serait INSIGNIFIANT: laissons filer, cela ne fera pas de dégâts majeurs. Il est peut être clair dans l'esprit de M. Mauss que Robert Parker n'est pas le bon Dieu, mais on ne peut pas dire qu'il perçoive clairement la portée du livre d'Hanna Agostini... Personnellement, j'avais eu tendance à faire confiance au jugement de M. Mauss. Sa volte face m'a poussé à lire le livre et je m'en félicite. Mon avis: il vaut mieux que chacun lise le livre et se fasse son idée plutôt que de se fier à des avis de tiers. C'est vrai que j'ai beaucoup ri. Je consatate avec plaisir que Mr. Mauss parle maintenant de "tres belle et jouissive critique littéraire". Amen
Commentaire n°65 posté par Herve Burgada le 02/12/2007 à 15h22
Ref: commentaire 61: "c'est tout"... et c'est deja pas mal. On en reste assis sauf que je le suis deja...Donc tout va bien. Monsieur Mauss a donc la reponse tant attendue. Avec le dialogue tout pourrait aller pour le mieux dans le monde du vin...
Commentaire n°66 posté par Denis Roy le 02/12/2007 à 15h50
Madame Agostini a eu la gentillesse de répondre à Monsieur Mauss. Ce qui lui a même valu des compliments de la part de ce dernier. Comme quoi, un peu de communication suffit à débloquer les pires situations. Et si Mme Agostini nous donnait sa version des faits au sujet du parrainage (ou non) de la fille d'Alain Raynaud par Parker? Une explication supplémentaire pourrait lui attirer de l'admiration - en tout cas, plaire a ses lecteurs...
Commentaire n°67 posté par Sammy Rimpoche le 02/12/2007 à 15h57
S'il faut faire de l'analyse de texte, faisons. a : il est évident que ce livre met le doigt sur un problème déjà largement évoqué par ailleurs, à savoir que la soit-disante nécessité de publier chaque année de nouveaux commentaires, pousse simplement tous les journalistes du vin à se copier, à faire des redites, à oublier des changements de propriétaires et à faire des erreurs. C'est en cela que j'ai écrit que, à partir de ce livre de Madame Agostini, la critique devra faire bien plus attention à ce problème. Il n'en reste pas moins que ce livre, écrit par une partenaire reste pour moi l'exemple parfait de ce qu'il ne faut pas publier sous cette forme. mais, je le concède, ce n'est que mon point de vue. Et je redis qu'il est insignifiant dans son contenu parce que, bien qu'écrit dans un style qui plaît tant à Hervé Bizeul, il n'y a pas de quoi fouetter un chat. Il en eût été bien autrement si, à la question que j'ai posé, Madame Agostini aurait répondu "oui", car là, on entrait dans l'inacceptable américain, à savoir "mentir". Au risque enfin de paraître pédant, il y a deux lectures de cet ouvrage : - ceux qui connaissent un peu, de l'intérieur, comment fonctionne le système - les autres qui sont des amateurs intéressés par le travail de la critique, sans connaître les complexités existantes entre des journalistes qui ont fatalement des amis, des services de régie publicitaire qui les côtoient régulièrement, des grands noms qu'on a tendance à plus respecter que des petits noms. Tout cela crée un maelström facile à attaquer - et Nossiter est assez géant dans ce style pernicieux - quand on ne veut pas analyser à charge et à décharge, tous les éléments constitutifs du dossier. Bref, je redis que le livre sur Parker reste à écrire, en précisant bien aux lecteurs de ce blog qu'en aucun cas je n'ai le dixième du talent littéraire nécessaire à cette tâche et surtout je suis bien loin d'en connaître tous les rouages comme les a connus, fréquentés, animés activement, madame Hanna Agostini.
Commentaire n°68 posté par mauss le 02/12/2007 à 19h21
Je reviens quelque peu sur le "point essentiel", la question fondamentale que se posait Monsieur Mauss, à savoir : Madame Agostini a t-elle commenté et noté des vins qui ont ensuite été publiées par Monsieur Parker sciemment sous son nom. Cette interrogation m'apparaît bien sélective et sans intérêt par rapport au fait que Monsieur Parker commente et note des vins non goûtés ! Mais, a priori, cela n'est aucunement important pour Monsieur Mauss ... cela l'est pour moi, en tout cas et reflète bien le peu de respect du "Pape du vin" pour le pauvre consommateur que je suis
Commentaire n°69 posté par Julien le 02/12/2007 à 20h14
Julien : Il y a une marge profonde, une nuance de taille entre "oublier" un ou deux vins, ce qui est parfaitement excusable dans le contexte de la masse d'informations que reçoit, que doit gérer un journaliste du vin… Croyez bien que cela ne touche pas que Parker ! … et entre, sciemment, demander ou recevoir d'un assistant de nombreuses notes de dégustations, commentées et notées, reprises sous un autre nom dans des publications signées sans signaler aux lecteurs cette origine externe des informations. J'y vois, moi, une grosse différence de nature, mais peut-être là encore me trompe-je.
Commentaire n°70 posté par mauss le 02/12/2007 à 20h48
Que signifie "oublier" un ou deux vins? Soit on émet un jugement sur un vin qu'on a goûté et commenté, soit on n'en parle pas, mais on ne met pas des appréciations au petit bonheur la chance sur des vins qu'on ne connaît pas. En outre, personne ne peut dire si les "oublis" concernent seulement un ou deux vins ... ou davantage. Dans Anatomie d'un mythe, j'ai veillé à ne rien écrire que je ne puisse prouver. J'ai des PREUVES ECRITES INDISCUTABLES concernant deux crus, mais ces preuves n'existent que parce que, pour des raisons purement éditoriales, nous avons dû interroger Monsieur Parker plus précisément sur ces deux crus là. Autrement dit, je me demande si nous aurions eu droit à d'autres surprises si nos questions avaient été plus nombreuses.
Commentaire n°71 posté par Hanna Agostini le 02/12/2007 à 21h10
Je recommande à Monsieur Mauss la lecture du "Parker illustré des plus beaux vignobles" ou de certains numéros de "Business Week" : il apprendra ainsi que Monsieur Parker a publié sous son nom, plus souvent qu'à son tour, des commentaires de son assistant Rovani, sans pour autant indiquer au lecteur/consommateur que lesdits commentaires - auparavant publiés dans le Advocate - n'étaient pas de son fait, alors que leur présentation laisse entendre qu'il en serait l'auteur... En somme, la question existentielle qui taraude Monsieur Mauss trouve ici une réponse: oui, il arrive que Monsieur Parker reprenne les commentaires de ses assistants sans indiquer leur origine. Certes Monsieur Mauss semblait tenir à ce que les commentaires fussent de moi - mais ce n'est pas le cas, et j'en suis désolé. Mais, soit dit en passant, celane change rien au fond du problème. J'ai donné dans mon livre quelques exemples des "emprunts" effectués par Monsieur Parker, mais j'en ai conservé d'autres en réserve... La rédaction d'une encyclopédie en plusieurs volumes n'est pas à l'ordre du jour
Commentaire n°72 posté par Hanna Agostini le 02/12/2007 à 21h29
On passe de faits précis (deux preuves) à des supputations … Il vaut mieux en rester là et permettez à quelques uns de vos lecteurs de donner à Mr Parker le bénéfice du doute.
Commentaire n°73 posté par mauss le 02/12/2007 à 21h34
Le commentaire 72 : Là il ne s'agit pas de supputations. Et je réponds clairement à la question que vous vous posiez. Oui, il reprend les commentaires de ses assistants en les faisant passer pour siens. J'en ai donné des exemples. Vous pouvez les vérifier. Et ça ne vous dérange pas?
Commentaire n°74 posté par Hanna Agostini le 02/12/2007 à 21h40
On aura compris que mon commentaire 73 répond au commentaire 71. Je n'aurai pas la goujaterie de ne pas prendre en compte le 72 que je place dans le problème général de la critique vinicole qui, surchargée de travail, de notes, de références, a de temps en temps, une élasticité de travail particulière. Mais faut-il dire encore et encore qu'il n'y a rien là de plus banal dans ce milieu ? Et très vite, les lecteurs de Parker ont su que Rovani traitait de la Bourgogne pour son compte, entre autres régions.
Commentaire n°75 posté par mauss le 02/12/2007 à 21h41
J'oubliais de dire qu'en matière de supputations je ne me mesurerai pas à vous - en effet, la relecture de certains de vos messages me conforte dans l'idée que je ne ferai jamais aussi bien
Commentaire n°76 posté par Hanna Agostini le 02/12/2007 à 21h42
Bravo : vous avez le dernier mot : j'accepte votre 76. Toutes mes félicitations,
Commentaire n°77 posté par mauss le 02/12/2007 à 21h49
Il est sûrement "banal" dans le milieu journalistique (mais Monsieur Parker peut t-il être réellement considéré comme un journaliste ?) de commettre des erreurs mais cela en est-il, pour autant, excusable ? Je crois plutôt que ces erreurs, qu'elles proviennent de X ou de Y, démontrent le peu de professionnalisme des uns ou des autres. Madame Agostini : Pourriez-vous nous donner ces preuves indiscutables dont vous parlez dans votre commentaire 71 ? D'avance, merci.
Commentaire n°78 posté par Julien le 03/12/2007 à 09h43
Maintenant que je m'interesse au mythe Parker, je serai heureux d'avoir, de Madame Agostini, une reponse a ma question pour satisfaire ma curiosite justifiee et pour la transparence...Merci
Commentaire n°79 posté par sammy rimpoche le 03/12/2007 à 13h08
Commentaire 78 Julien, vous me semblez bien curieux... Peu importe. Vous trouverez dans la rubrique Faits et Documents, sous "Preuves", les éléments que vous recherchez. Bien à vous. Commentaire 79 Sammy, Désolée, mais je ne peux pas répondre tout de suite à votre message, mais je promets de le faire ce soir ou au plus tard demain matin.
Commentaire n°80 posté par Hanna Agostini le 03/12/2007 à 13h17
On se demande bien pourquoi les "zélateurs" de Parker ne parlent plus de ce livre sur le site du Wine Advocate. Certainement pour respecter la consigne qui semble avoir été donnée à Bordeaux de faire silence sur ce qui fâche. Evidemment "Anatomie d'un mythe" dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas. Et le livre ne dérange pas seulement quelques égos, mais aussi toute une affaire de gros sous. Il serait temps qu'on en parle haut et fort.
Commentaire n°81 posté par Neeraj le 04/12/2007 à 06h21
Merci de votre réponse et des preuves apportées. Certes, je suis curieux mais ma curiosité n'est pas mal placée. Si je comprends bien : lorsque vous travailliez à la traduction des guides de Monsieur Parker, vous envoyiez des remarques et notes très détaillées soulevant des questions auxquelles Monsieur Parker était censé apporter réponse puisque c'est lui l'AUTEUR. Or à la lecture des éléments de preuves, je suis très surpris de constater : - d'une part, la confirmation de ce qui est dit dans votre livre (1/ un domaine est cité dans le guide Parker et lui écrit "je ne connais pas" ; 2/ un château est également cité et lui d'écrire "je n'ai jamais déguster") - d'autre part, que votre travail a été bien plus important qu'une simple traduction.
Commentaire n°82 posté par Julien le 04/12/2007 à 09h11
Deux questions à Madame Agostini, ancienne consoeur : 1 - Monsieur Raynaud a t-il fait appel du jugement du TGI de Libourne statuant en la forme des référés ? 2 - Les propos a priori diffamatoires tenus par Mr Parker sur son site et reproduits dans le commentaire n°17 ne vous incitent-ils pas à engager une procédure ? A vous lire. Bien à vous.
Commentaire n°83 posté par Julien le 04/12/2007 à 09h19
Je tiens à préciser que je ne suis pas l'auteur du commentaire 83. Visiblement, celui-ci ou celle-ci se prénomme ou se nomme comme moi. Merci de faire la distinction si vous devez revenir sur ce blog.
Commentaire n°84 posté par Julien le 04/12/2007 à 10h10
L’affaire Raynaud Sammy souhaite ma version des faits. La voici – avec toutes mes excuses pour le retard sur l’horaire annoncé ! Comme tout le monde, j’étais au courant des rumeurs qui circulaient à ce sujet, mais je n’y ai jamais prêté grand cas. Ayant accompagné RP lors de certaines de ses visites à Quinault, j’avais bien remarqué qu’il apportait toujours un cadeau pour la petite, mais cela ne m’avait pas surprise outre mesure, puisqu’il faisait de même pour ma propre fille. Cependant, un jour que Robert Parker dégustait dans les locaux du Syndicat de Saint-Émilion (je me souviens de l’endroit), il me parla du cadeau qu’il souhaitait faire à Marie Raynaud à l’occasion de sa première communion. C’est à ce moment là qu’il me déclara qu’elle était sa filleule. Il crut encore bon de préciser qu’il n’avait pas réellement voulu cette situation, mais qu’il n’avait pas pu décliner l’offre de parrainage qui lui avait été faite en son temps. Je me souviens parfaitement de la scène, et surtout de cette dernière remarque. Vous comprendrez ensuite pourquoi. Quoi qu’il en soit, je ne me serais jamais permis de mentionner ce parrainage (réel ou supposé) sur le seul fondement de cette conversation. Mais Elin McCoy, dans son ouvrage « The Emperor of Wine », allait me confirmer cet élément d’information (cf. la citation de Sammy - commentaire 55). J’ai été particulièrement frappée par le fait que Robert Parker se soit exprimé auprès d’elle exactement dans les mêmes termes qu’il l’avait fait auprès de moi, disant en substance qu’il n’avait pas pu/su refuser la sollicitation d’Alain Raynaud lorsque celui-ci lui avait demandé d’être le parrain de son dernier né. Je n’avais dès lors aucune raison de douter de l’info. Quelque temps plus tard, Nicolas de Rabaudy (dans Trois étoiles), journaliste éminemment sérieux, faisait lui aussi état de ce parrainage. Sachant qu’Alain Raynaud et Nicolas de Rabaudy se côtoient régulièrement, j’en ai déduit, là encore, que l’information était exacte. Poussant plus loin le raisonnement, je me suis dit que Robert Parker n’avait a priori aucune raison d’inventer une telle histoire. Et je pense sincèrement que s’il n’avait pas tenu les propos que lui prête Elin McCoy, il ne se serait pas gêné pour le lui faire savoir. Quant à la tactique procédurale d’Alain Raynaud, elle est surprenante à plusieurs titres. On peut en effet se demander : 1) pourquoi il n’a mis en cause que les Éditions Scali et les auteurs (Marie Guichard et moi-même), alors qu’il aurait dû, logiquement, attirer dans la procédure le journal Marianne qui avait publié dans son édition du 20-26 octobre les textes dont il demandait la suppression 2) pourquoi il n’avait pas en son temps poursuivi Elin McCoy et, par ricochet, Robert Parker pour avoir tenu les propos qu’il nous a ensuite reproché d’avoir relayés dans Anatomie d’un mythe. Car, in fine, sa démarche revient à désavouer Robert Parker et à démentir implicitement les propos qu’il a tenus à McCoy. 3) pourquoi il n’a jamais demandé à Nicolas de Rabaudy, qu’il côtoie régulièrement (ne serait-ce que dans le cadre du jury du prix Edmond de Rothschild) de publier un démenti après la parution de son article dans le Trois étoiles de l’automne 2005. Autant de questions qui demeurent en suspens… La sélectivité d’Alain Raynaud en matière procédurale laisse sérieusement penser qu’il cherchait surtout à retarder – voire à interdire – la parution d’un livre qui dérange le cocon bordelais en démontrant les liens privilégiés – piteusement démentis – que Robert Parker entretient avec plusieurs personnalité de la région. Certes, me dira-t-on, le certificat de baptême produit par les demandeurs au référé ne mentionne pas Robert Parker comme étant le parrain de Marie Raynaud. Une explication possible serait l’éloignement géographique, qui aurait empêché Robert Parker d’être physiquement présent au moment de la cérémonie. Une autre explication – plus plausible – pourrait tenir au fait que le Code de droit canonique réserve aux seuls baptisés catholiques la possibilité de parrainer un enfant de cette religion, et que de ce fait la candidature de Parker ne pouvait être officiellement retenue car il ne remplit pas cette condition. Cette situation n’est pas inédite. Il existe plusieurs exemples autour de moi, et surtout j’en sais moi-même quelque chose. En effet, des amis proches ont souhaité que je sois la marraine de leur fille. Or je ne suis pas catholique. Pour contourner la difficulté, il a été décidé que quelqu’un d’autre signerait les registres et serait mentionné dans l’acte de baptême, mais il est unanimement admis que je suis la « vraie » marraine de ma filleule…
Commentaire n°85 posté par Hanna Agostini le 04/12/2007 à 22h24
Voilà des explications claires et précises. A les lire, il est évident que cela reste une question mineure par rapport au sujet de base n° 1: oui ou non, Mr Parker donne t'il de meilleures notes à ses amis ? La réponse est claire : non. Bertrand le Guern, qui fut un des grands dégustateurs de Mr Luxey dans son propre "Grand Jury", a fait une analyse statistique incontestable sur ce sujet et il est clair et net, là aussi, que les amis de Mr Parker ne sont en aucun cas privilégiés dans leurs notes, bien au contraire. Pour être un peu plus général, cette question des relations de journalistes avec des propriétaires, qui les touchent tous sans exception, est similaire à la question des publicités dans les revues comme la RVF ou le Wine Spectator. Trois attitudes possibles : - on se méfie systématiquement de tout et , dans ce cas, autant ne rien lire - on ne se méfie de rien, et ma foi, à terme, la dégustation mettra en évidence les amitiés particulières au cas où… et permettra de découvrir les vrais journalistes parmi les nombreux pigistes ± flexibles sur les opportunités relationnelles - on garde un oeil critique et dans ce cas, comme toute personne sensée, on saura trier le bon grain de l'ivraie. Pour lire l'analyse de Bertrand Le Guern : http://bertrand.leguern.club.fr/blg/rp/agostini.php
Commentaire n°86 posté par mauss le 05/12/2007 à 09h04
Je decouvre avec bonheur "Anatomie d'un mythe" de Hanna Agostini et Marie-Françoise Guigchard et en meme temps je decouvre une enorme polemique autour. Normal me direz-vous compte tenu du sujet traite et du personnage touche. Cependant je reste objectif et j'avoue que ce livre m'a beaucoup plu. Il se lit facilement, fait rire, renseigne et instruit. Il n'y a pas de mal a remettre en question l'opinion des plus puissants et des plus respectes. Le ton aurait-il pu etre un peu moins virulent parfois? Quelques longueurs auraient-elles pu etre evitees? A cahcun de se faire son opinion. Pour moi voici un cadeau tout trouve pour faire plaisir a mes amis au mokment des fetes.
Commentaire n°87 posté par Alain Bosquet le 05/12/2007 à 10h28
Vous ne croyez pas qu'on est en train de délirer complètement. Si je comprends bien, Monsieur Parker ne pourrait avoir ni des amis parmi les vignerons ni être le parrain de quiconque ayant à voir de près ou de loin avec les vins qu'il déguste. Cette indépendance extra-ordinaire qu'on demande à RP est la même que celle qu'on demanderait à Dieu. Ne fait-on pas ainsi de lui justement ce qu'on lui reproche le plus de vouloir être, Dieu. Personnellement, je peux affirmer que Robert Parker ne m'a jamais exprimé d'amitié et nous n'avons jamais eu d'atomes particulièrement crochus. A plusieurs reprises je lui ai fait part d'observations et de critiques qui n'étaient pas franchement de connivence. Je ne suis d'ailleurs pas connu pour ma faculté de mettre mes opinions dans ma poche. A aucun moment j'ai senti d'en faire les frais. Monsieur Parker pourrait avoir des amis, être parrain et même se tromper. Ca ne fait de lui ni un escroc, ni un dieu déchu, juste un être humain avec un peu plus de talent que la moyenne et une réussite qui lui a donné une notoriété qui manifestement semble déranger pas mal de monde. Souvent d'ailleurs les mêmes qui lui couraient après comme des disciples obnubilés. De grâce, je vous en prie, (et je m'adresse particulièrement a Madame Agostini) arrêtez de haîr Monsieur Parker pour l'avoir trop aimé.
Commentaire n°88 posté par Jean-Marie guffens le 05/12/2007 à 11h48
Je m'étonne de la réaction de Monsieur Guffens, qui n'a probablement pas compris la nuance que j'exprime dans mon ouvrage. Je n'ai jamais dit que Robert Parker n'avait pas le droit d'avoir des amis parmi les producteurs et les négociants. Au contraire, je dis même dans un passage que tout le monde trouverait normal qu'il ait noué des amitiés dans le monde du vin après avoir sillonné les différents vignobles du monde depuis bientôt une bonne trentaine d'années. En revanche, je comprends difficilement la différence qu'il cultive soigneusement entre la théorie et la pratique. Relisez ce qu'il écrit. Il n'a pas assez de mots pour fustiger ses collègues - en particulier les Anglais - qu'il accuse de manquer d'indépendance, insistant sur le fait que le soutien des producteurs et des commerçants à un critique compromet la fiabilité des avis de celui-ci (Guide Parker 1997, p. 34). Rien que ça! C'est lui même qui serine à l'envi que tout critique qui se respecte doit garder ses distances d'avec le négoce et la production. Il chante à Elin McCoy sur tous les tons l'absolue nécessité de ne pas fréquenter socialement les gens du monde du vin (toutes les citations sont dans l'ouvrage) sous peine de ne plus être crédible. Avis d'expert qu'on ne s'avisera pas de contester... Personne ne lui demandait de s'imposer de telles contraintes. Mais il l'a voulu. Mieux encore, il a fondé toute sa démarche sur ces grands principes, qu'il brandit pour expliquer qu'il n'a pas grand chose en commun avec ses collègues. Or dans la pratique, Monsieur Parker semble bafouer ces mêmes principes dont il a fait son cheval de bataille. Quand ça l'arrange, il a des amis dans le monde du vin. Il leur dédie ses livres, cite leurs noms dans ses ouvrages, remercie plus particulièrement certains d'entre eux pour leur soutien (ah oui? - quid de la fiabilité des avis de l'intéressé). Et ce sont les mêmes dont il n'hésite pas ensuite à dire, grosso modo, qu'il n'a pas relations particulières avec eux. Dans le message que Monsieur Mauss a retranscrit sur ce blog, on fait ainsi un pas en arrière. Il évoque ses "amis". Notez les guillemets. Il ne s'agit que de relations, des gens qu'il respecte énormément. Bien sûr. Mais il ne met pas toujours des guillemets. Loin s'en faut. Il les oublie souvent d'ailleurs. Pourquoi ces retournements? Pourquoi tant d'acharnement à nier des amitiés qu'il avoue par ailleurs? Et surtout, pourquoi témoigner d'un tel mépris à ses collègues qui, eux, ne se cachent pas d'entretenir des relations plus que professionnelles dans le monde du vin? Faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais? Sachant que Robert Parker a bâti sa réputation sur la nécessaire indépendance du critique, qu'il a fait de ce principe son fer de lance (avec lequel il pique ses collègues) et que c'est sur ce fondement que nombre de personnes font confiance à son jugement, sachant aussi l'influence de Monsieur Parker sur le marché du vin - mon interrogation est plus que légitime. Bref on attend de lui une autre qualité: la cohérence.
Commentaire n°89 posté par Hanna Agostini le 05/12/2007 à 14h00
J'oubliais... Quant aux interprétations pseudo psychanalytiques de Monsieur Guffens, je les laisse pour ce qu'elles sont.
Commentaire n°90 posté par Hanna Agostini le 05/12/2007 à 14h04
Si effectivement on peut discuter des propos de Mr Parker - on a encore cette liberté - , il ne faudrait pas oublier qu'il s'est fait aussi éreinté plusieurs fois par les anglais, assez jaloux de leur perte d'influence. Ceci dit, je reviens sur le fait qu'un bon nombre de propriétaires superbement cotées par Mr Parker ne le rencontrent pour ainsi dire jamais, et quand ils le voient, se gardent bien de l'inviter à dîner pour justement ne pas se mettre en porte à faux. Qu'il me soit permis encore et encore de redire ici que si j'ai des amis, sans guillemets, je ne déguste jamais comme Membre du GJE et aussi que je ne connais pas de journalistes ayant pignon sur rue, dans le domaine du vin, qui n'ait lui aussi un paquet de relations personnelles avec un nombre aussi impressionnant de propriétaires. Le gros problème de cette thèse des amitiés, d'abord placé sur le plan de notes qu'il faudrait prendre avec des pincettes se replace maintenant sur une incohérence de la part de Mr Parker. On est bien loin de ce qui peut irriter un consommateur, à savoir des notes de complaisance, et merci de lire les travaux de Bertrand Le Guern, tout à fait clairs sur ce plan.
Commentaire n°91 posté par mauss le 05/12/2007 à 15h08
Les vignerons s'expriment, tant mieux. Mais allez-vous un jour nous mettre la composition de vos vins sur les étiquettes ? Entre le Nutella et une pâte chocolat maison, il y a une différence de qualité de produits, de saveurs, de goût… en faveur de la pâte maison bien entendu (et MacDo ne remplacera pas le repas de ma famille). Une bouteille de vin c'est la même chose. Entre le vin trafiqué aux arômes artificiels et un vin naturel (certifié AB… ou non), il n'y a pas photo. Les goûts et les couleurs doivent se discuter. Merci encore à Hanna Agostini, je vais relire une nouvelle fois le livre. Parce qu'il y a un "quelque chose de passionnant". Je n'en doute pas, M. Parker est un génie, un maître, un véritable homme d'affaires, ce monsieur est vraiment doué, mais, mais voilà, ce n'est pas le monde du vin que je sublime. Alors… Parker ou Ronnie la bataille reste la même.
Commentaire n°92 posté par Bruno le 06/12/2007 à 13h36
Que l'on me permette d'exprimer un regret : chaque fois que le débat s'élève et qu'une question de fond apparaît, M. Mauss intervient pour tirer l'échange vers le bas et se cantonner à ses médiocres obsessions. Maintenant que vous êtes assuré qu'Hanna Agostini n'est pas un dégustateur-nègre, M. Mauss, allez-vous laisser les lecteurs qui ont compris l'enjeu de ce livre en discuter avec quelque pertinence, ou avez-vous l'intention de polluer encore longtemps le débat ?
Commentaire n°93 posté par Sémélé le 07/12/2007 à 16h49
Désolé Julien 1... Madame Agostini, vous ne souhaitez pas répondre à mes questions émises dans le commentaire n°83 ? ou bien, est-ce un manque de temps ?
Commentaire n°94 posté par Maître Julien P. le 07/12/2007 à 17h15
Sémélé : restez modeste : ne m'octroyez point un poids que je n'ai pas ! Allons, un peu de sérieux !
Commentaire n°95 posté par mauss le 07/12/2007 à 18h29
C'est vous, M. Mauss, qui parlez de modestie ? Vous ne cessez de ramener le débat à vos petites questions, à vos propres intérêts d'écrivaillon, et vous parlez de modestie ? Mais à quel titre intervenez-vous, vous dont on attend le moindre signe qu'il ait réellement, crayon à la main, en opérant une comparaison minutieuse des ouvrages de Parker avec ce qu'en dit H. A., lu l'ouvrage en question ? N'est-ce pas le propre du vrai journaliste que de rechercher, de vérifier, de croiser ses sources ? Qu'avez-vous fait d'autre, en l'occurrence, que donner une opinion, ce qui n'a, comme vous le savez sans doute si vous avez un peu de philosophie, pas le moindre intérêt en soi ? Argumentez, débattez, prouvez, mais cessez de nous accabler de vos sarcasmes mesquins et ridicules, à défaut d'être précieux. Et d'autant plus suspects qu'ils pourraient être téléguidés. Et puis, de grâce, épargnez-nous le couplet sur la division du monde en deux catégories, ceux qui savent et ceux qui ne savent pas. Je crois davantage à celle qui s'opère entre ceux qui sont de bonne foi et les autres, ceux qui travaillent et ceux qui brassent du vent. J'espère simplement que le succès du livre d'Hanna Agostini fera rendre gorge aux gens de votre espèce : ceux qui, pour l'euphorie d'un projecteur, vanteraient ou déchiquèteraient tour à tour le même étal. Ce que vous ne vous êtes d'ores et déjà pas interdit de faire (voir commentaire 65). En fait, je crois que vous avez trouvé un os à ronger, et que, en chacal affamé, vous vous acharnerez jusqu'à ce que plus offrant vous paraisse digne de votre revirement. C'est à pleurer, M. Mauss.
Commentaire n°96 posté par Sémélé le 07/12/2007 à 21h56
Me Julien P. Commentaire n° 94 La curiosité serait-elle une caractéristique des Julien? Quoi qu'il en soit, Me Julien, je vous répondrai dès que je serai en mesure de le faire. A bientôt
Commentaire n°97 posté par Hanna Agostini le 07/12/2007 à 22h16
Sémélé : Je suis certain que vous pouvez faire beaucoup mieux dans l'insulte totalement inutile et superfétatoire : allez y encore d'un beau couplet, celui là est totalement insuffisant. On est dimanche : peaufinez nous un beau texte pour lundi : courage, la langue française vous offre encore de beaux épithètes. Vous n'espérerez tout de même pas que je vais donner quelques réponses à vos injonctions ? Merci de ne pas vous venger sur vos proches : ils méritent probablement mieux que cela.
Commentaire n°98 posté par mauss le 08/12/2007 à 11h23
Que vous perceviez ce petit commentaire comme une insulte en dit long sur votre sens de la mesure, M. Mauss. Mais brisons là. Vous ne méritez décidément pas le temps que l'on perd à vous répondre.
Commentaire n°99 posté par Sémélé le 08/12/2007 à 17h29
Cela en dit surtout long sur le simple respect que j'ai de moi-même… ce que naturellement vous allez, dans un grand moment de sollicitude, considérer comme l'orgueil ultime : je vous en donne acte d'avance.
Commentaire n°100 posté par mauss le 08/12/2007 à 17h50
 
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